Dernier Urbex avant l’Apocalypse

camp-apocalypse

Il y a 1 an, le premier confinement était annoncé mais encore quelques jours auparavant, l’ampleur de la pandémie était inconnue, incertaine et nous ne savions vraiment pas vers quoi on se dirigeait.
C’est dans ce contexte intriguant et anxiogène que nous avons visité un camp militaire entier à l’abandon. Effet garanti.

camp-apocalypse-entree

A l’orée d’une forêt nous garons notre voiture et nous apercevons déjà de grandes bâtisses imposantes. Dénuées de fenêtres et entièrement vides, elles surplombent un énorme portail de fer. Le nom est inscrit en lettres effacées juste au-dessus et l’accueil est digne d’un film post-apocalyptique.

Nous traversons sans mal le grillage éventré sur le côté et nous marchons au milieu de ce qui semble être des casernes, réfectoires et autres vestiaires ayant servi à un régiment militaire.

anciennes-casernes

Le soleil est faible, le vent, encore froid même en cette fin d’hiver, nous accable et l’ambiance y est vraiment très particulière. Un petit côté Silent Hill ou Walking Dead nous entoure et avec la pandémie réelle dont on ne fait que parler, l’effet sur notre psyché est très adéquat.

quartiers-militaires

Nous suivons la route qui traverse le camp pour nous enfoncer dans la forêt et nous découvrons d’autres structures ça et là involontairement camouflées par la végétation. Le chemin redevient de la terre humide et nous commençons presque à avoir l’impression de faire une randonnée classique.

Mais cela était sans compter notre arrivée devant deux vastes ouvertures tout juste visibles au milieu de la forêt, cachant l’immensité d’un fort militaire, vestige de la Ligne Maginot.

Le fort militaire

Nous descendons un grand escalier, nous amenant à une vingtaine de mètres sous terre. Là, un dédale de galeries profondes et dans le noir complet se découvre. La lueur de nos torches pour seules guides, nous explorons ces souterrains.

D’anciennes machineries, des réservoirs d’eau ou encore des vestiaires subsistent dans un état relativement correct pour leur temps. Nous prenons le temps de regarder à l’intérieur de chaque pièce que l’on découvre. La plupart sont vides ou encombrées de débris.

Puis soudain, après quelques pas dans des bris de verres, nous atteignons ce que j’avais découvert sur une page Facebook : une salle de projection.

salle-projection-abandonnée

L’endroit est plus qu’insolite, vous vous en doutez. Nous blaguons sur le fait que tout est en place dans ce fort pour s’y réfugier en cas de fin du monde. Nous prenons cette photo pour immortaliser l’instant.

A notre retour à la réalité en sortant du fort, la soirée se terminera dans un bar. Bar dans lequel on nous annoncera qu’il ferme obligatoirement à minuit comme tous les autres ainsi que les restaurants. S’en suivit le confinement quelques jours plus tard.

Comme si dans cette dernière exploration avant un long moment, nous avions vraiment touché du bout des doigts l’apocalypse.